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Bon, eh bien pour cette première contribution, on commence bien avec un sujet passionnant:-) L'atelier de ce début d'après midi s'intéressait aux leviers d'action... Et pour être honnête, je suis un petit peu déçue... Ce sujet est délicat et je  n'ai pas entendu de véritable solution, une grille de priorités qui pourrait être dressée, ne serait-ce qu'en essai... Du coup je m'interroge: suis-je trop exigeante? Ces solutions n'existent-elles pas?... Car c'est vrai: elles existeraient que l'on ne se poserait même pas la question... non?

► Serge Orru a insisté sur les notions de confiance, de crédibilité, de légitimité (propositions et alternatives)... Le plus grand levier, c'est chacun d'entre nous, nous sommes tous des îlots... Mais dans la salle, combien parlent...? Combien agissent...? me dis-je alors...

Pour que le passage à l'action, il faut la volonté, les moyens, la culture, l'éducation...

Pour Sylvain Lambert, le premier levier est la volonté d'agir. Pourquoi diable, cela fait 40 ans que l'on parle du DD, de l'atteinte à la planète, pourquoi la volonté n'est-elle pas venue plus tôt... Pour le vouloir, il faut des raisons, on observe des mouvements plutôt positifs, notamment dans les années 1990, lorsque cela était essentiellement lié au risque (concurrence, activité, etc.).

Comment un individu les traduit dans ses comportements d'achat?

Gustavo Costa De Souza a quant à lui souligné le problème des inégalités sociales, au Brésil cela est frappant. Le développement économique est un mythe, la planète n'a pas toutes les ressources nécessaires, dont réfléchissons autrement... La solidarité, l'action locale sont aussi des clefs selon lui.

Enfin, Thierry Hommel, chercheur à Sciences-Po (IDDRI), souligne - derrière la volonté - la capacité d'action. On a certes besoin des volets économiques et sociétaux, mais il ne faut pas oublier l'éducation. La construction des tableaux scientifiques est importante... Les résultats ne sont pas satisfaisants pour le moment, notamment à Poznan... La question proncipale est donc celle de la responsabilité de l'action: quand on sait, on ne peut échapper à notre destin, et l'on doit être responsable.

Ont aussi été soulignés le besoin d'une action publique forte, et la notion de prix de la nature:. Cette dernière fait d'ailleurs largement débat, tant la logique de marché reste trop présente dans une telle analyse des choses...

A noter: la remarque de Séverine Millet, que j'apprécie beaucoup pour ses ouvrages et son action, et qui est une vraie spécialiste des changements comportementaux. Son travail sur le sujet est celui qui donne les meilleures réponses pour le moment à la question posée dans cet atelier... Pour elle, notre compréhension de la crise écologique n'est pas assez profonde, nous sommes coincés entre une information très anxiogène et l'impossibilité d'agir...

Parmi les autres réactions de la salle, la question de l'éducation a été soulevée... L'usage des outils de communication et les réseaux sociaux notamment, ont été soulevé.

Les notions de combats, de lutte, de la crise... ne doivent pas être oubliées non plus.

La communication et la publicité, alliées à l'émotion, les sentiments... i.e. comment jouer de l'émotion, que peut-on entendre pour ne plus avoir peur aujourd'hui...?

Enfin, la confiance dans les sources d'information doit aussi être soulignée... Le grand public ne sait-il plus où donner de la tête...?

++ Liens ++

Nature Humaine, Colibri et dissonance cognitive - Rencontre avec Séverine Millet

Jeudi 11 Décembre 2008 à 12h03 dans LiveBloggingPoster un commentaire

 

Brazil.  This act to compensate is an initiative worth bringing to light. As a master student in Sustainability, I have had the opportunity to attend a series of conferences, all presenting facts, dangers, some with possible solutions and others showing some initiative.

 


Eco-Attentiveness”.

 

Jeudi 11 Décembre 2008 à 12h05 dans LiveBloggingPoster un commentaire

Changer de paradigme comme un singe change de branche ! C’est ce que nous devrions faire pour atteindre l’arbre du développement durable. Mais pour changer de paradigme encore faut-il en avoir un de rechange...

Pascal Picq (paléo-anthropologue) a évoqué le phénomène d’hominisation, c'est-à-dire l’avènement de l’Homme et de sa domination sur la Nature. Aujourd’hui nos représentations culturelles, religieuses et sociales nous poussent à justifier cette domination. Ceux qui tentent d’inverser ces représentations sont traités d’anti-progressistes : comment alors interpréter le sens du progrès ? Le progrès ne serait-il pas de nous adapter à notre environnement, plutôt que de l’adapter en fonction de nos besoins ponctuels? Une vision à long terme doit prévaloir si nous voulons que le progrès technologique ait des répercussions positives sur la qualité de vie des générations présentes et futures.

Le progrès est initialement une pensée généreuse, mais très vite il a établi ses propres règles, dictées par un marché aveuglé par des impératifs insensés. A quand un changement des règles pour une modification plus logique de nos comportements ?

 

Jeudi 11 Décembre 2008 à 12h04 dans LiveBloggingPoster un commentaire

 

 

Quel est le point commun entre Marine de Bazelaire (HSBC) Marie-Annick Darmaillac  (Groupe Bolloré) et Françoise Guichard (GDF SUEZ) ? Etre toutes les trois membres du C3D, le collège des directeurs développement durable engagés, une initiative démarrée fin 2007 visant à créer une voix et des actions communes. La déléguée générale du C3D est Sylviane Villaudière, directrice de l’agence Alliantis et modératrice de ce débat. Un homme seul face à ces femmes : François Fatoux, délégué général de l’ORSE.


« Démarrer par l’éthique m’a paru logique » Marie-Annick Darmaillac Chaque directrice développement durable a témoigné du démarrage de sa fonction. Pour HSBC, le développement durable est né, à l’époque du CCF, au sein de la direction de la communication. Il s’en est affranchi depuis.  Pour GDF SUEZ, il est né dans une direction de l’environnement, dans le cadre de installations industrielles. Pour le Groupe Bolloré, Marie-Annick Darmaillac, l’éthique et la déontologie ont été le premier pas et le développement durable a suivi.


« Plus on avance plus l’horizon est lointain » Marine de Bazelaire. Un point commun dans l’intervention de ces trois directrices du développement durable : l’étendue pharaonique du périmètre de la mission DD. Pour GDF SUEZ par exemple, cela passe de l’impact environnement des installations à la politique commerciale vis-à-vis des clients démunis et le reporting développement durable, etc. Toutes les directrices conviennent que c’est le croisement d’actions sur les fonctions supports (informatique, achats, juridique, RH…) et dans les métiers que se fait la mise en œuvre.  Ce qui assure le succès d’une direction développement durable, c’est justement sa capacité à collaborer entre les autres entités, à créer et mobiliser un réseau.  L’avancée du développement durable dépend aussi du nombre de contacts et relais au sein de l’entreprise. Or, ils ne répondent pas toujours à l’appel. Par exemple,  le management opérationnel chez GDF SUEZ , pris par des enjeux de court terme et des critères purement financiers.


« Poser les questions essentielles » François Fatoux. Il met en perspective les actions développement durable et les réalités de l’entreprise. Que vaut un beau reporting sans réflexion de fond sur les activités de l’entreprise ? Que valent les questionnaires RSE envoyés aux fournisseurs si l’entreprise ne se pose pas la question des éléments fondateurs de sa relation aux fournisseurs (durée, négociation commerciales systématiquement à la baisse) ? Que vaut une politique d’éco-gestes dans une entreprise où domine un malaise social ? Quid de la RSE dans le secteur de la finance si des produits financiers que François nomme « toxiques » sont vendus ? Il regrette que les alliances avec les ONG et les syndicats ne soient pas plus développées et le manque d’implication des DRH.

« Le mécénat est essentiel » Marine de Bazelaire. Pour Marine, le mécénat fait partie du développement durable, c’est un outil essentiel pour sensibiliser les collaborateurs.  Même position pour le Groupe Bolloré, pour qui son engagement dans la santé et l’éduction est centrale,  elle concerne la vie des salariés et leur environnement, particulièrement en Afrique.

Temps des questions
« Il faut distinguer développement durable et RSE » Gilles Vermot Desroches. Intervenant pendant le temps du débat, Gilles propose de séparer désormais RSE et développement durable. Pour lui, la RSE, c’est le développement durable appliqué au fonctionnement de l’entreprise, la GRI, les processus, les achats, etc. Les acteurs de ce premier volet sont les agences de notation, les acteurs de l’ISR, les ONG, etc. Le développement durable répond lui à une demande de société.  Cette fois, le partenaire clé devient l’ensemble des clients. Selon lui « dans certains entreprises ces deux réponses sont parfois faites par des services séparés . Les enjeux RSE ont une vraie valeur de réputation de l’entreprise, il ne faut pas ralentir sous pretexte que le développement durable peut porter des enjeux plus larges et touchant au business. »

Jeudi 11 Décembre 2008 à 00h11 dans LiveBloggingPoster un commentaire

Le changement tout le monde en parle, mais concrètement : comment le mettre en place ?

Différents avis ont été exposés et certains m’ont plu plus que d’autres. Je suis un partisan du retour de l’Etat dans cette mondialisation prétendument régulée, donc j’ai préféré le discours tenu par Thierry Hommel.

Pour lui le volontarisme des individus et des entreprises c’est bien joli mais pas assez efficace. Au-delà du discours commun sur le besoin d’une éducation au développement durable (irrémédiablement nécessaire), il faut instiller autant que faire se peut une réglementation, une régulation, une fiscalité, qu’elle soit contraignante et/ou incitative.

Les structures publiques ne font pas bien leur travail et font donc défaut au principe de responsabilité que les citoyens leurs accordent. Le marché ne suffit pas à réguler, il faut donc contraindre certains comportements (notamment industriels) pour qu’ils évoluent de manière positive, et cela seul l’Etat peut le faire. Manquerait-on donc de volontarisme politique à ce niveau-là ? A n’en pas douter.

Mais la cause du problème n’est pas à chercher au sein même d’un pays mais plutôt au niveau international. Si les Etats n’osent pas être assez ambitieux c’est parce que la compétition internationale souffre du syndrome du passager clandestin. Certains pays profitent en effet des failles existantes dans la régulation internationale et gagnent en compétitivité grâce à des avantages comparatifs. Ces avantages comparatifs ne sont pas le fruit du génie des dirigeants politiques, mais plutôt de l’acceptation tacite de négliger l’environnement ou bien les droits humains pour produire à bas coût.

La seule solution réside donc dans une gouvernance mondiale (autre que le système onusien actuel), où les Etats accepteraient de s’engager volontairement et où tous les pays accepteraient d’internaliser les externalités négatives des productions locales et nationales. Ainsi, nous payerions le véritable prix écologique de nos produits de consommation ce qui modifierait nos comportements d’achat et mènerait à une exploitation rationnelle des ressources naturelles et humaines.

Jeudi 11 Décembre 2008 à 20h12 dans LiveBloggingPoster un commentaire
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