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19 Juin 2013, St Romuald
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Très intéressante que cette introduction de M. Peter Boyles. Je retiens notamment un résultat de l'étude présentée qui pour moi signifie beaucoup.

Parmi les attentes des citoyens, il se trouve trois fois plus de personnes pour demander une action publique dinvestissements concrets dans les énergies renouvelables que pour  demander une participation accrue dans les réunions internationales.

Un regard très encourageant à la lueur du thème des Ateliers, Les Mutations Comportementales. Nous sommes à la croisée de deux chemins: celui qui consiste à dire qu'on en a fait assez à la seule lueur de la prise de conscience initiale, ou celui qui utilise cette prise de conscience pour établir et mettre en oeuvre un plan d'actions.

Jeudi 11 Décembre 2008 à 11h05 dans LiveBloggingPoster un commentaire

Pascal Picq, du Collège de France, a très justement souligné combien notre incapacité à changer provient largement de nos représentations culturelles. A titre d’exemple, il montrait aussi comment la pensée créationniste, aux Etats-Unis, amenait à un désintérêt total pour la protection de l’environnement. En caricaturant : « puisque Dieu s’occupe de tout ça, pas besoin de s’en tracasser ». Je n’ai aucune sympathie pour les créationnistes, mais il me semble que M. Picq leur fait un mauvais procès, et je ne suis pas sûr d’être tout à fait d’accord avec lui sur ce point : une frange significative des mouvements religieux américains, et notamment parmi les créationnistes, militent désormais activement pour la protection de l’environnement (voir par exemple The Evangelical Cimate Initiative ou l'étonnant What Would Jesus Drive?)

La philosophie de ce courant est assez simple : puisque Dieu a créé la terre et l’a confiée aux hommes, détruire cet héritage serait un crime absolu. Pour les écologistes américains, ce sont là des alliés inattendus, mais que l’on ne peut ignorer, je crois. Je rejoins en tout cas M. Picq sur le message-clé de son intervention : le changement de nos comportements dépend largement de nos représentations culturelles. Dans l'action comme dans le désintérêt, on y revient.

François Gemenne, Chercheur.

Jeudi 11 Décembre 2008 à 11h52 dans LiveBloggingPoster un commentaire

Hier soir, je participais avec Philippe Boncour de l'OIM à un face-à-face sur le thème des migrations environnementales, animé par l'excellente Caroline Delage (Public Sénat). Je connais bien Philippe Boncour, et je sais ce qu'il pense du sujet, ce qui a permis, je crois, d'avoir un échange particulièrement vivant - et pas trop touffu, j'espère. Nous sommes néanmoins d'accord sur l'essentiel: les dégradations de l'environnement sont un facteur important de migrations. Ces migrations sont souvent des déplacements forcés, et leur nombre augmentera considérablement avec le changement climatique. Pour autant, ces déplacements de population restent encore largement ignorés par les politiques migratoires et le droit international.

Ces liens entre environnement et migrations étaient aussi au coeur du travail d'un photographe dont le nom m'échappe, et qui expose actuellement sur les pistes de Courchevel dans le cadre de l'exposition 'Les Sommets de l'Image'. Parmi les images présentées, il y en a une qui était celle d'une myriade de pirogues sénégalaises, alignées sur une plage. Ces pirogues servaient initialement à la pêche, mais l'épuisement des stocks de poissons, les coûts du carburant et l'effondrement des prix du poisson ont rendu impossible la poursuite de cette activité. Les pirogues sont aujourd'hui vendues sur la plage, et servent au transport de migrants vers les Canaries. Tout un symbole.

Vendredi 12 Décembre 2008 à 18h57 dans LiveBloggingPoster un commentaire

L’urbain se définit essentiellement par rapport au rural, en ce que il représente une forte concentration de population et une continuité de l’habitat.

De par l’exode rural, ou simplement l’accroissement démographique lié à une fécondité importante, les villes concentrent (depuis 2007) plus de 50% de la population mondiale. Ce changement radical de l’utilisation des espaces par l’Homme pose des problèmes.

Indubitablement, les villes deviennent un important vecteur de dégradation de l’environnement. Par exemple, il y a une corrélation directe entre émissions de gaz à effet de serre et densité de population. Chez le champion du monde du changement climatique (Etats-Unis), où la densité s’élève à 10 habitants/hectare, l’étalement des villes provoque une forte dépendance aux transports (essentiellement automobiles et individuels). Au niveau mondial, les villes représentent ainsi 80% des émissions de gaz à effet de serre. Dans les pays du sud, les problèmes sont tout autre et concernent aussi l’aspect sanitaire, où l’absence de réseaux d’assainissement impactent autant l’homme que sont environnement.

Mais avec un volontarisme politique et des moyens financiers adéquats, les villes peuvent aussi devenir un moteur important de développement durable.  Nous rentrons alors dans le domaine de l’économie spatialisée, une notion en vogue (notamment reprise dans un récent rapport de la Banque Mondiale) visant à tirer le meilleur profit de l’utilisation du territoire.

 

 

Habitations écologiques, BedZED, Londres.

Mais dans certains cas, les villes n’ont pas les compétences, ou pire pas les moyens financiers de mer des politiques efficaces d’urbanisation durable. En effet, dans certains pays les municipalités n’ont pas le droit de lever des taxes, ce qui contraint fortement leur capacité d’adaptation.

Il est donc urgent de donner aux villes les moyens nécessaires à leur développement durable, vecteur de paix et de bien-être social.

Liens: un article sur la ville modèle de DongTan en Chine.
Vendredi 12 Décembre 2008 à 14h35 dans LiveBloggingPoster un commentaire

Hier lors de l'atelier sur les risques sanitaires le rôle des médias généralistes a enfin été évoqué. Comme l'éducation, apparût par-ci par-là au gré des conversations, ils restent les laissés pour compte des débats. Et pourtant...ils sont de véritables leviers de changement comportemental, de masse. Et sur les questions de développement durable, il est indéniable qu'ils ont encore du chemin à faire : plus concret, plus pédagogique, plus systématique...

 


 

Vendredi 12 Décembre 2008 à 11h52 dans LiveBloggingPoster un commentaire
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